CERCOUX : LES HABITANTS S’ÉTRANGLENT EN RECEVANT LEUR DÉCLARATION D’IMPÔTS

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C’est avec la gorge serrée que les actifs français ont reçu dernièrement un mail de la Direction des finances publiques pour valider leur déclaration d’impôts. Cette déclaration est inédite puisque pour la première fois, la déclaration est préremplie du fait du prélèvement à la source, ne laissant aux administrés que la possibilité de rectifier les données présentes.

Les habitants de Cercoux n’ont pas échappé à la règle et le moins que l’on puisse dire est que cette première déclaration préremplie en a surpris plus d’un. C’est notamment le cas de Patrick, 42 ans, qui est technicien de surface à Montguyon : « Je ne m’attendais à ne rien payer et là, les impôts me disent que je leur dois encore 200 euros ! C’est à en perdre la tête ! ». Sophie, 24 ans, devait faire cette année sa première déclaration. « C’est énorme ce qu’on me demande de verser, je ne sais pas comment ils comptent mais moi je sais que je vais galérer pour finir ce confinement ! » s’exclame-t-elle.

Il est vrai que cette année la déclaration d’impôts arrive à un moment délicat pour les foyers cercouziens puisque le confinement dure depuis quasiment 2 mois. Jason, maçon de formation, est aujourd’hui au chômage partiel. A la réception de sa déclaration, il s’est lui aussi étonné du montant que les impôts lui réclamaient. « Si je leur verse les 279 euros qu’ils me demandent, je vais avoir la corde au cou jusqu’à la fin du confinement » nous confie-t-il avec de la peur.

L’autre problème de cette nouvelle déclaration est que le papier est devenu l’exception, or, la dématérialisation pose encore des problèmes dans nos campagnes. Huguette, 61 ans, devrait être à la retraite l’an prochain. « Je n’ai jamais touché d’ordinateur ni de téléphone portable, je suis incapable de faire ma déclaration sur la toile. D’habitude c’est ma fille qui m’aide mais avec le confinement elle ne peut pas être là. » nous explique-t-elle. « Elle avait essayé de me faire prendre des cours d’informatique, pensant que c’était dans mes cordes. Je me suis empressé d’étouffer cette affaire dans l’œuf. » ironise-t-elle.

Si ces nombreux témoignages nous montrent que la perception des impôts à la source n’est pas encore tout à fait rodée, nous espérons qu’elle ne laisse pas trop longtemps les cercouziens au bord de l’asphyxie.